Par Thaddée Leblond · Publié le · À jour: juin 2026
Depuis le 2 avril 2026, mobiliser son CPF coûte 150 € au salarié (contre 103,20 € auparavant). Pour un dirigeant, ce n'est pas une mauvaise nouvelle — c'est un levier : un abondement employeur, même minime, exonère le salarié de ce reste à charge et permet de co-construire une formation utile à l'entreprise. Le CPF reste un droit individuel du salarié ; l'abonder est un choix, pas une obligation.
Ce qui a changé en 2026
Le reste à charge CPF, instauré en mai 2024 à 100 €, a été revalorisé à 103,20 € au 1er janvier 2026, puis porté à 150 € au 2 avril 2026. Cette participation forfaitaire est due quel que soit le coût ou la durée de la formation. En parallèle, des plafonds de prise en charge par type de formation sont entrés en vigueur fin février 2026. Les dossiers validés avant le 2 avril conservent l'ancien montant.
Qui est exonéré
Plusieurs publics échappent au reste à charge : les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail, les salariés dont la formation est cofinancée par l'employeur ou l'OPCO (même partiellement), les titulaires d'un compte professionnel de prévention actif, et les salariés en projet de transition professionnelle. À noter : le handicap n'ouvre pas d'exonération automatique.
Le levier que les dirigeants sous-estiment : l'abondement
C'est l'angle stratégique. En tant qu'employeur, vous pouvez abonder le CPF d'un salarié. Deux effets : une dotation, même d'un euro, annule le reste à charge pour le salarié ; et un abondement plus substantiel permet de co-construire une formation qui sert à la fois le projet du salarié et les besoins de l'entreprise. Le CPF devient alors un outil d'attractivité et de fidélisation, pas seulement un droit subi.
Le CPF et vous, dirigeant
Le CPF est attaché à la personne. Un dirigeant ayant cotisé comme salarié dispose de droits mobilisables. Pour les indépendants, l'alimentation et les modalités relèvent de règles spécifiques selon le statut et le fonds d'assurance formation concerné — un sujet à traiter à part.
Les montants, plafonds et règles d'exonération du CPF évoluent par décret. Vérifiez les conditions en vigueur sur Mon Compte Formation avant toute inscription.
Questions fréquentes
Depuis le 2 avril 2026, une participation forfaitaire de 150 € est demandée au titulaire qui mobilise son CPF (contre 103,20 € auparavant), quel que soit le coût de la formation. Les dossiers validés avant cette date conservent le montant antérieur.
Les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail, les salariés dont la formation est cofinancée par l'employeur ou l'OPCO (même partiellement), les titulaires d'un compte professionnel de prévention actif, et les salariés en projet de transition professionnelle.
Oui, et c'est un levier puissant : une dotation employeur, même d'un euro, exonère le salarié du reste à charge. Vous pouvez aussi co-construire une formation utile à l'entreprise en complétant ses droits.
Le CPF est un droit individuel attaché à la personne : un dirigeant qui a cotisé en tant que salarié dispose de droits. Pour les indépendants, l'alimentation et les règles diffèrent selon le statut et le fonds d'assurance formation concerné.
Sources
- Service-public.fr / Mon Compte Formation — règles CPF
- Arrêté et décret 2026 sur la participation forfaitaire CPF